Bande de protection riveraine

Pour plus d’information, visitez le site www.banderiveraine.org

Consultez le Guide des bonnes pratiques pour l’aménagement des bandes riveraines

Les rives jouent un rôle essentiel pour la santé des lacs et cours d’eau. Pour assurer leur protection de façon adéquate, le gouvernement du Québec a adopté la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (RLRQ, c. Q-2, r. 35). En vertu de cette politique, les activités permises dans la rive sont encadrées de manière à assurer la protection du cours d’eau.

En quoi consiste la rive?

La rive est une bande de terre qui borde tous les lacs et tous les cours d’eau. Elle s’étend vers l’intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux sur une distance de 10 ou 15 mètres, selon la topographie, et se mesure horizontalement. La « bande de protection riveraine » correspond à la rive, c’est-à-dire la bande de terre qui bénéficie de mesures de protection. À l’intérieur de cette bande riveraine, tous les travaux et ouvrages sont interdits, à moins d’être autorisés par la Municipalité ou le Ministère. Cette interdiction vaut également pour l’entretien de la végétation, qui doit être laissée à l’état naturel.

Vidange des fosses septiques

Des installations septiques dysfonctionnelles représentent un risque très important pour l’environnement, particulièrement pour la qualité de l’eau potable et la santé des plans d’eau. Dans le but de protéger ses lacs, la Municipalité fait depuis plusieurs années une gestion rigoureuse des installations septiques du territoire.

Si la Municipalité a des raisons de croire que vos installations septiques ne fonctionnement plus adéquatement, ne sont plus aux normes ou ont besoin d’être remplacées, vous recevrez un avis à cet effet. Cet avis peut exiger que vous fassiez inspecter vos installations par un professionnel en la matière, ou encore que vous remplaciez en tout ou en partie vos installations. La Municipalité vous accompagnera dans le processus.

Vidanges des fosses septiques :

Le règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées prévoit que la fosse septique desservant une résidence utilisée de façon permanente doit être vidangée au moins une fois tous les 2 ans. De plus, ce règlement prévoit que la fosse septique desservant une résidence utilisée de façon saisonnière doit être vidangée au moins une fois tous les 4 ans.

Pour faire suite au plan stratégique de la Municipalité de Notre-Dame-de-Bonsecours, déposé par le conseil en mai 2012, l’objectif visé est que toutes les résidences isolées de la Municipalité soient conformes au règlement Q-2, r,22.

La Loi sur les compétences municipales permet à une Municipalité d’effectuer la gestion des vidanges de fosse septique. Donc, depuis 2013, la Municipalité applique le règlement suivant :

RÈGLEMENT ÉTABLISSANT UN SERVICE DE VIDANGE, DE COLLECTE ET DE TRANSPORT DE BOUE SEPTIQUE ET D’EAUX USÉES

Nous prenons en charge l’organisation pour les vidanges des installations septiques se trouvant sur notre territoire et chargeons une taxe à cet effet sur votre compte de taxation annuelle. Téléphonez-nous au 819-423-5575 pour plus d’informations…

Espèces exotiques envahissante

Selon le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), une espèce exotique envahissante (EEE) est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus, bactérie ou champignon) qui est introduit hors de son aire de répartition naturelle. Son établissement ou sa propagation peuvent constituer une menace pour l’environnement, l’économie ou la société.

Le Québec méridional est aux prises avec tout un éventail d’EEE indésirable. Parmi les plus connues, on retrouve :

  • L’Agrile du frêne, un coléoptère qui a ravagé des centaines de millions de frênes en Amérique du Nord depuis une vingtaine d’années ;
  • La Berce du Caucase, une plante pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres de hauteur et dont la sève cause des brûlures sévères à la peau
  • le Myriophylle à épis,une plante aquatique et qui forme des herbiers aquatiques si denses qu’ils nuisent aux activités de plaisance et provoquent une chute de la valeur des propriétés riveraines ;
  • La Renouée du Japon, considérée comme une des pires EEE au monde et déjà bien implantée dans l’ensemble du Québec méridional.

La Renouée du Japon est particulièrement bien implantée à Lac-Simon. Cette plante a une tige creuse qui rappelle le bambou. Étant une plante particulièrement envahissante, il est très difficile de l’éradiquer ou de contrôler sa prolifération. Il est très important de prendre beaucoup de précaution au moment de la retirer, sans quoi nous risquons de la propager.Un guide technique produit par le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE) explique comment il est possible de la contrôler.

La Renouée du Japon (Fallopia Japonica) en floraison. Ses qualités ornementales et horticoles expliquent certainement son introduction en Amérique du Nord, où elle est rapidement devenue envahissante.

Informations complémentaires :

Bois de chauffage

Saviez-vous que le déplacement de bois de chauffage même de quelques kilomètres, peut favoriser la propagation d’insectes à nos forêts? Il est difficile d’imaginer qu’un simple geste comme le fait d’apporter son bois de chauffage à son chalet peut mettre en danger et détruire des milliers d’arbres !

Cachés sous l’écorce, des insectes envahissants sont propagés ainsi. Il faut acheter le bois de chauffage sur place et laisser les objets ou les matières provenant de la nature dans leur milieu.

Feux

Lorsque vous faites un feu de camp trop près du lac ou de la rivière, dans la bande riveraine ou sur la plage, les cendres résiduelles seront éventuellement lessivées par l’eau de pluie ou les vagues. Ce faisant, les cendres génèrent des quantités non négligeables de matières nutritives telles des phosphates, nitrates et potasses ainsi que des polluants comme les métaux lourds.

Ces nutriments favorisent la prolifération d’algues et végétaux aquatiques. C’est pour cette raison qu’il est interdit de faire un feu sur le littoral (là où les eaux du lac peuvent submerger les terres). Si sans le savoir, vous avez tout de même fait un feu proche du lac, il est important de ramasser les cendres éteintes et de les placer dans un endroit plus approprié.

Barrage de castors

Les castors sont des mammifères fascinants qui peuvent modifier à large échelle le milieu naturel. En effet, par l’aménagement de barrages, ils peuvent provoquer l’inondation d’étendues forestières assez vastes. S’ils le font dans leur intérêt, il n’en demeure pas moins que leur présence pose des défis de cohabitation dans les zones habitées.

Les Municipalités sont responsables de voir à l’écoulement des eaux sur leur territoire. Si la localisation particulière d’un barrage de castor pose un risque potentiel en cas de rupture, la Municipalité doit veiller à créer les brèches nécessaires pour faire baisser le niveau de l’eau, de manière à réduire ou éliminer les risques associés à la présence du castor.

Évidemment, quiconque a déjà eu maille à partir avec un castor sait combien ils sont persévérants et travaillants! Une brèche créée dans un barrage sera colmatée très rapidement, obligeant les personnes responsables à recommencer éternellement. C’est pourquoi diverses techniques qui permettent de ne pas avoir à recommencer fréquemment ont été mises sur pied, notamment la mise en place de tubes coudés et des cubes Morency. La prise d’eau cause parfois des remous, ce qui peut attirer le castor.

Tubes coudés

Description générale Le tuyau coudé est constitué d’un tuyau droit de 5 à 10 mètres, d’un diamètre de 20 cm ou plus, avec un coude de 90° qui doit être dirigé vers le fond de l’étang dont l’extrémité est protégée d’un grillage, puisque la prise d’eau cause parfois des remous, ce qui peut attirer le castor. Le tuyau doit être fixé solidement pour éviter qu’il ne bouge vers le haut ou le bas. Pour ce faire, il est recommandé d’utiliser des piquets de métal en « T ». Il semble que dans le choix du type de tuyaux à utiliser, ceux en métal sont à privilégier à ceux en plastique (PVC) en raison de la résistance et du poids des premiers, ce qui assure une plus grande durabilité face aux éléments naturels. Il faut aussi noter que les tuyaux en métal galvanisé ondulé sont disponibles dans un plus grand choix de tailles. Pour éviter que le castor obstrue cette dernière, on place un grillage circulaire, bien ancré au fond de l’étang (Banville, 1984). Ce système est simple, efficace et facile à réaliser. De plus, bien aménagé, il nécessite peu d’entretien. Son principal défaut, c’est qu’il ne convient qu’aux ruisseaux de très faible débit et qu’il peut devenir coûteux d’en installer plusieurs.

Les cubes Morency

Les cubes Morency sont un dispositif fabriqué d’un cube grillagé, en métal suffisamment solides pour résister aux incisives des rongeurs, dans lequel on insère un tuyau d’évacuation de l’eau. Ce tuyau est inséré à l’autre extrémité dans une brèche créée dans le barrage. La figure ci-dessous l’illustre.

Si vous craignez pour la sécurité d’un barrage d’un castor ou encore si vous éprouvez des problèmes importants à cause de la présence de castors à proximité, communiquez avec la Municipalité. Nous pourrons faire vérifier la solidité d’un barrage, y faire contrôler le niveau d’eau, ou encore vous aiguiller vers des personnes-ressources qui pourraient vous conseiller sur la gestion des castors.

Pour plus d’information, consultez ce guide du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Consultez le site du MFFP en Outaouais

Eau potable